Le cinéma de pays

Il n'y a pas de petit ni de grand cinéma. Il y a des histoires qui méritent d'être racontées, des regards qui nécessitent d’être croisés.

Le cinéma est né de cette réalité ancestrale : tous les êtres humains ont besoin de se raconter pour témoigner de leur vision du monde. En parallèle du cinéma mondialisé qui tente de remplacer nos narratifs collectifs, existent une infinité de récits de l’ordinaire, ancrés dans les paysages et les communautés qui les habitent.

Le « cinéma autochtone ou cinéma de pays », tel que nous le concevons, part d’un territoire et surtout de ses habitants, pour produire des œuvres capables d’ouvrir des perspectives et de rapprocher les générations.

Ce cinéma croit au pouvoir fédérateur de l’image : un film peut renforcer le sentiment d’appartenance à un lieu, nourrir son identité culturelle, contribuer à sa protection collective. Faire un film à plusieurs, c’est déjà pratiquer le vivre-ensemble.

PETIT PLAIDOYER POUR UN CINÉMA ANCRé

Les voix minoritaires, les récits de l’ordinaire, les mémoires des anciens et les mondes des jeunes : tout cela constitue un patrimoine vivant que le film est capable de recueillir et de transmettre.

Nous sommes convaincus  que la caméra, entre des mains multiples, devient un outil de démocratie culturelle.

Chaque territoire porte une mélodie irremplaçable qui mérite une forme cinématographique à sa hauteur.

C’est pourquoi l’Institut REFUGE produit des films. Pas seulement pour qu’ils soient vus, mais pour que le processus même de leur artisanat transforme ceux qui y participent et le territoire qu’ils habitent.

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